Tombé sur un guet-apens : ma 1 ère expérience dans l’immobilier

de Gary | 11 novembre 2016

N’hésitez pas à cliquer sur l’onglet « Objectif millionnaire » pour savoir comment et pourquoi j’ai pris la décision d’investir dans l’immobilier.

Comme tout investisseur, j’ai eu ma première expérience dans l’immobilier et particulièrement celle du premier passage à l’action lors de visites d’appartement avec tous ce que cela représente comme découverte et questionnement.

Dans cette article, je vais vous parler de ma toute 1 ère visite qui fut ma plus mauvaise expérience, et qui aurait pu mettre fin à mon voyage.

Tout a démarré lorsque je suis tombé sur un appartement type studio,16 m² avec des travaux et situé non loin de Lyon. Cet appartement à première vue semblait être la bonne affaire.

Je prends le téléphone et j’appelle directement les propriétaires, le bien n’étant pas vendu au travers d’une agence.

Concernant la raison de la vente, tout semblait normal, le couple divorçait et ils souhaitaient revendre leur investissement. Le bâtiment avait plusieurs dizaines d’années. Il fallait simplement refaire quelques travaux dans le studio.

Le jour de la visite en fin de journée, mon meilleur ami qui m’appelait à ce moment là, tenu absolument à venir avec moi. Arrivé sur place pour la visite, un des propriétaires était là. Lui vivait à l’intérieur alors en instance de séparation avec sa femme. Il me dit qu’il fallait attendre celle-ci car c’est elle qui s’occupait de tout. Sur le moment, cette  situation me parut plutôt bizarre car ils se renvoyaient la balle quant à la gestion du bien.

Bref, nous nous mettons à échanger quelques mots. Dix minutes plus tard, sa femme arrive enfin accompagnée de deux autres adultes. Seconde situation qui me parut louche, les personnes ne se présentent pas et ne sortent pas un mot. De plus, cette dame était très étonnée que je sois accompagné et demanda qui était cette personne en montrant mon ami.

Nous entrons dans la copropriété qui semblait très calme au vu du nombre de lot plutôt nombreux qui s’y trouvait. Lorsque je suis entré dans l’appartement, le bien (qui soit disant était encore habité) était poussiéreux et complétement détérioré. Il y avait des toiles d’araignée et de la moisissure. Je l’ai fait remarquer aux propriétaires pour qui cela semblait tout à fait normal: le locataire sortant il y a quelques jours avait piqué une crise de folie et avait tout cassé.

A souligner quelque minutes avant que l’un d’eux m’a affirmé qu’il occupait l’appartement.

Lorsque j’ai demandé une preuve de l’ancien bail, je l’ai eu, mais avec du papier des années 90 et jauni par le temps. Etant donné que mes questions plutôt pertinentes et ciblées les ennuyait, il s’en ai suivi un interrogatoire comme on interrogerait un criminel à la barre. Ils étaient 4 répartis sur chaque coin de la petite pièce dont un devant la porte. Avec le recul, je suis convaincu que 3 d’entre eux étaient chargés de mettre la pression. Aux vues de leurs regards peu sympathiques, je pense que s’ils avaient eu un couteau, il m’aurait poignardé sur le champs. 😉

C’est au fil de l’échange et aux vus des mensonges et du jargon commercial employé par la propriétaire que j’ai compris qu’ils m’avaient tendu un guet-apens: une mise en scène préméditée pour exercer une pression sur le futur acheteur.

Cela sautait vraiment aux yeux. Les 2 vendeurs mentaient comme ils respiraient car je connaissais malheureusement mieux le quartier qu’eux. De plus, rien ne semblait logique. Ils étaient très impatients et souhaitaient une offre de suite.

A un instant, isolé et situé en plein milieu de la pièce, j’ai jeté un œil sur mon ami qui était toujours là: ce qui me rassura.

J’ai pu me sortir de la situation en leur disant que j’avais d’autres visites de prévues. Heureusement que je pu cibler un bien dans mon imagination car là encore, je dû expliquer le ou, du quand et du pourquoi.

Lorsque je suis sortie de la résidence, la nuit tombait et aucunes lumières ou signes de vie ne semblaient être présent dans l’immeuble. Pour ceux qui connaisse le jeu ou le film Silent Hill, voilà à quoi l’atmosphère extérieure ressemblait:

silent-hill

En rejoignant la voiture, mon ami qui était aussi surpris que moi me sorti : « laisse tomber, on se casse. Ne t’embarque pas la dedans ».

Deux jours plus tard, je rappelai la proprio pour lui dire que je m’étais engagé sur un autre bien. Cela était bien évidemment faux. Je ne savais vraiment pas à qui j’avais eu affaire et doute encore aujourd’hui que cet appartement délabré et inhabité depuis des années leur appartenait.

J’ai failli laisser tomber mes recherches sur le coup car cette visite m’avait quelque peu bouleversé et refroidi.

Plusieurs jours passèrent. Je repris du poil de la bête et, déterminé à ne pas rester sur une mauvaise expérience, je suis retourné quelques semaines plus tard visiter un nouvel appartement mais cette fois-ci vendu au travers d’une agence immobilière. L’expérience s’est révélée totalement différente et j’ai enfin pu faire ma 1 ère proposition d’achat.

Au travers de cette expérience, il vous faut comprendre que même si vous obtenez un ou plusieurs échecs, il ne faut jamais vous arrêter sur un mauvais départ. Si j’avais écouté mon meilleur ami ainsi que mes émotions passagères le soir même, je ne serais jamais retourné faire d’autres visites et aurait définitivement tourné la page de l’immobilier.

Notre plus grande faiblesse réside dans l’abandon. La façon la plus sure de réussir est d’essayer une autre fois. Thomas A Edison

 

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2 réflexions au sujet de « Tombé sur un guet-apens : ma 1 ère expérience dans l’immobilier »

  1. Michelet

    Article qui démontre bien qu il ne faut jamais baisser les bras devant une mésaventure ou un échec.
    Bien d accord avec toi Gary !

    Répondre

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